Films de Noël

Films de Noël à voir au coin du feu !

Noël approchant, on retombe facilement dans une nostalgie enfantine : chocolat chaud, décorations chatoyantes, soirées au coin de la cheminée (ou du radiateur) avec un bon film doudou vu mille fois : Sissi l’impératrice, Le Père Noël est une ordure, Miracle sur la 34ème rue, Harry Potter, Breakfast at Tiffany’s, de bons vieux Walt Disney, etc.
Voici la sélection d’On Hésite Encore des films à (re)découvrir :

La vie est belle (Its a wonderful life), Frank Capra, 1947

George Bailey, désespéré par la perte d’une grosse somme d’argent, songe alors au suicide… Un ange, Clarence, descend sur Terre pour lui venir en aide. On découvre ainsi une rétrospective de la vie de George désireux de partir à l’aventure mais laissant peu à peu ses ambitions pour venir en aide à ses concitoyens. Au travers de ce grand classique de Noël, Capra dénonce un capitalisme et une soif de pouvoir, incarnés par l’ignoble homme d’affaires Henry Potter (rien à voir avec Harry…), auxquels il oppose des valeurs plus humanistes, comme la solidarité, la bonté et l’entraide, portées par le personnage de George… L’ange Clarence, porte-parole du cinéaste, montrera à Bailey, interprété de façon si émouvante par James Stewart, l’importance de ses actions pour sa communauté et les bonheurs qu’il a ainsi créés par son altruisme. Une façon originale de valoriser l’acte, aussi petit soit-il, et l’idée selon laquelle la valeur d’une personne ne s’évalue pas à ce qu’elle possède. Un film émouvant et optimiste.

Maman j'ai raté l'avion (Home Alone), Chris Colombus, 1990

Chris Colombus devient cinéaste et signe un film qui a marqué les enfants nés dans les 90’s. Il s’associe à John Hughes pour le scénario (réalisateur phare des films pour ados des 80’s Breakfast club ou La folle journée de Ferris Bueller). Macaulay Culkin, alias Kevin, loupe le départ en vacances avec sa famille et se retrouve seul chez lui pendant les fêtes. Kevin commence à peine à en profiter que des voleurs tentent de s’introduire chez lui…. Ce qu’on aime ici, c’est le fantasme d’avoir la maison pour nous tout seul, sans parents et d’imaginer une vie pleine de liberté. Le film est drôle et s’inspire de Tex Avery pour ses scènes de pièges élaborés par la petite tête blonde, destinés aux voleurs qui vont clairement en prendre plein la tronche ! Si vous en voulez encore, Home Alone 2 au Grand Plazza à New York est tout aussi réjouissant.

Les Gremlins, Joe Dante, 1984

Les films pour enfants ou ados sont toujours délicats, il faut bien doser : une histoire enchanteresse et captivante, des personnages attachants auxquels nous pouvons nous identifier et de bons dialogues. Les Gremlins joue sur deux tableaux : l’enfance et la peur, c’est donc une sorte de conte horrifique, un film d’horreur pour enfants traité avec humour. Je l’ai revu sur grand écran il y a peu, et j’y ai découvert un grand film de cinéma.. Gizmo, petite boule de poil attachante à mourir, arrive dans la vie de Billy, mais une goutte d’eau plus tard, la petite ville se retrouve envahie de monstres détruisant tout sur leur passage. Les Gremlins écrit par Chris Colombus (réalisateur de…Harry Potter) est un pur film des 8O’s et une production Spielberg par excellence. C’est un récit initiatique : la fin de l’enfance et le début de l’âge adulte. Billy gentil « looser » triomphera des dangereuses bestioles au prix de quelques égratignures. Il devra néanmoins dire adieu à Gizmo…symbolisant le deuil de l’enfance cher à Spielberg (E-T, Les Goonies, Ready Player one plus récemment) et thème récurrent des productions Pixar (Inside out, Coco, Toy Story). Ce film, ambivalent car il peut parfois effrayer comme émouvoir, est à l’origine du fameux PG13 (déconseillé aux moins de 13 ans), nouvelle catégorie pour un film contenant des scènes pouvant heurter des enfants. Il est devenu un des films incontournables des fêtes ; il cite par ailleurs La vie est belle de Capra. Scène culte : les Gremlins découvrant Blanche Neige au cinéma !

Black Christmas de Bob Clark, 1974

Envie de voir un film très éloigné des standards de Noël, mais qui reste dans le ton ?
Black Christmas, est pour vous. C’est un classique du genre horrifique. Peu de moyens, mais de grands frissons. La façon la plus simple de faire peur : une porte entrebâillée avec une ombre qui se cache derrière… Dans une pension pour jeunes filles, on prépare les départs en vacances lorsque Clare disparaît. Une jeune fille de 13 ans est retrouvée morte dans un parc et la pension est assaillie d’étranges coups de fils. Sont-elles seules dans cette grande maison ? Par sa caméra subjective et son tueur sans mobile apparent, ce film anticipe Halloween de Carpenter (1978) et la saga des Scream (1997) de Craven avec ses célèbres appels anonymes. Malgré une histoire malsaine et creepy comme on les aime, il a eu beaucoup moins de succès que ces descendants. Si comme moi, vous êtes amoureux de Margot Kidder (Sisters de Brian De Palma), vous serez ravi de la découvrir en personnage décomplexée, féministe et intrépide.

Enfin, si vous assumez totalement vos penchants pour les comédies « romantico noëlo anglo saxonnes » je vous conseille de revoir Bridget Jones, The Holiday ou encore l’inévitable Love Actually, film chorale (dans tous les sens du terme) où vous finirez sans aucun doute par fredonner la chanson finale du personnage le plus drôle, Bill Nighy. « I feel it in my fingers I feel it in my toes… » (reprise du Love is all around des Troggs version noël)

Johanna

Johanna

« Un bon film et du Pop Corn »

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Sylvia
Membre

Je fais péter le pop corn ce week end 🙂

CM@ohe-mag
Editor
CM@ohe-mag

On peut venir 😋 ?