Jérôme Bosch

Univers fantastique, cauchemardesque, halluciné....
Voici Jérôme Bosch !

Thématique du mois oblige je t’ai trouvé un artiste dont les toiles font parfois (ou plutôt souvent) flipper, j’ai nommé Jérôme Bosch. Cet artiste un peu mystérieux (on ne connait pratiquement rien de sa vie) est un peintre flamand de la fin du XVe siècle. Dans ses peintures, Bosch représente très souvent un enfer où les vices sont très détaillés et ça fait froid dans le dos…

Alors ! On hésite encore à qualifier Jérôme Bosch de gros pervers ? Réponse ci-dessous !

Jérôme Bosch, Le Jardin des Délices, vers 1500-1505, triptyque sur bois, 220 x 389 cm.
Torture, sodomie et autres joyeusetés

Le jardin des délices, le plus célèbre des tableaux de Bosch, aurait été réalisé pour des jeunes mariés et serait une sorte de manuel d’instruction sur le respect des « liens du mariage ». Il peut également être perçu comme la représentation du monde de sa création à la fin des temps (sous-entendu l’apocalypse).

Comme beaucoup d’œuvres de l’époque, il est composé en triptyque, c’est à dire de deux panneaux extérieurs (visibles lorsque le triptyque est fermé) et de trois panneaux intérieurs. Le tableau est décomposé en trois scènes : la Création sur les panneaux extérieurs (0 sur l’échelle du gore), le Paradis (0 sur l’échelle du gore), et pour les panneaux intérieurs, le Paradis imaginaire (10/10 sur l’échelle du gore), l’Enfer (9,9/10 sur l’échelle du gore). Si côté paradis l’homme et les animaux vivent en harmonie (et jouent du luth nus dans les prés en riant et chantant gaiement) l’enfer présente un univers dépourvu de nature où tout n’est que guerre, destruction et torture : l’enfer somme toute créé de la main de l’homme. La seule présence animale ne sert qu’à représenter les métaphores des différents pêchers où figurent des « démons » dont la tâche est de torturer l’être humain.

Vous pourrez admirer dans cette partie du tableau (panneau de droite) la torture musicale, le prince des enfers (un oiseau qui mange un homme et qui porte un chaudron sur la tête… Tendance mode « inferno » automne-hiver 1505), un homme avec des problèmes de jeu, etc. C’est un peu un « Où est Charlie » version pervers et même si l’ensemble paraît glauque, il est d’une part amusant de répertorier tous les vices imaginés par l’artiste et d’autre part de comprendre la signification l’iconographie du tableau. Si tu veux t’amuser à chercher les vices (et les curiosités) c’est ici (merci Wiki commons).

Le bestiaire de Jérôme Bosch

Même si elle est particulière, la notion de bestiaire est, au XVe siècle, très développée dans la peinture flamande. Les peintres font souvent appel à des bestiaires de monstres pour décorer les marges de manuscrits. Bosch qui est issu d’une longue lignée d’artistes est donc familier avec cette pratique. Mais il a sa manière de représenter ses créatures et développe une iconicité et un graphisme qui lui sont propre. Ne pas oublier le but principal de ces petits personnages : dénoncer les vices et encourager les gens à mener une vie vertueuse. Bosch est très croyant et considère que tous les hommes (y compris ceux de l’église) sont guidés par le mal et vivent dans le vice.

Le savais-tu ?

Jérôme Bosch est considéré comme l’un des premiers maîtres de la peinture surréaliste et a notamment inspiré Salvador Dali.

Sources :
Beaux-Arts magazine N° BAM 380, Février 2016
Bosch : Le Jardin des délices, Hans Beltring, éd. Gallimard, 2005
Jérôme Bosch : visions de génie (catalogue d’exposition), Matthijs Ilsink et Jos Koldeweij, Fonds Mercator, 2016.

Céci

Céci

« Collectionneuse de diplômes en tout genre et licorne loveuse »

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