La Minute Culture

La Minute Culture, le merveilleux storytelling de Camille Jouneaux.

Encore un coup de cœur, au rayon culture cette fois ! L’équipe d’On Hésite Encore aurait aimé en avoir l’idée, mais se contente de suivre chaque semaine les publications de la Minute Culture… Retour sur un concept qui met la culture en marche !

La Minute Culture mais quèsaco ? C’est un compte Instagram qui t’offre chaque semaine, grâce à une suite de stories (suite d’images qui défilent) en bulles et en humour, une petite leçon de culture. Notre minute préférée, c’est sans conteste celle sur Frida Kahlo (ouais Girl Power) ! Pour On Hésite Encore, Camille Jouneaux (qui se cache derrière ce compte) a accepté de répondre à quelques questions sur La Minute Culture !

Mais qui se cache derrière la Minute Culture… Bonjour Camille, tout d’abord : Ohé, comment vas-tu en cette belle rentrée ?

Salut, ça va, merci. Je suis pas mal occupée, mais c’est une bonne chose. Et vous ?

Écoute chez Ohé ça va toujours au poil ! Dis-moi, qui es-tu, que fais-tu (dans la vie je veux dire, quoique si tu es en train de faire un gâteau, tu peux aussi nous filer la recette) ?

Il m’arrive de faire des gâteaux, mais ceci mis à part, je suis passionnée d’art et j’aime bien écrire, transmettre, raconter des histoires.
Après 10 années passées en agence de communication spécialisée dans les réseaux sociaux, je suis devenue freelance. Aujourd’hui, j’écris principalement pour le secteur culturel, des stories Instagram, des textes, de la vidéo… C’est très varié et je n’ai pas fini d’explorer les possibilités.

D’où t’es venue cette idée de cultiver les usagers d’Instagram en stories (si pleines d’humour) chaque semaine ?

C’est un accident de vacances qui date d’il y a 2 ans. J’étais à la magnifique galerie Doria Pamphilj à Rome et j’ai commencé à instagrammer ma visite en faisant des blagues. Ça a beaucoup plu à mon entourage et je me suis dit que c’était peut-être une bonne façon de me repositionner professionnellement. J’ai donc poursuivi l’exercice (sur mon compte perso à l’époque) en intitulant mes stories « La Minute Culture » et en effet, ça m’a permis de décrocher mes premières missions en freelance et de quitter mon confortable CDI. Une fois freelance, j’ai pu dédier plus de temps à la création du compte La Minute Culture que vous connaissez aujourd’hui.

Au-delà de l’anecdote, je suis très sensible à l’accès à l’information et à la culture. En fonction de l’éducation qu’on a reçue et du contexte dans lequel on a grandi, on n’a pas tous les mêmes chances à ce niveau-là… Alors bien sûr, je n’ai pas la prétention de changer les choses et de révolutionner le monde avec La Minute Culture mais quand je reçois un message d’une personne qui a compris quelque chose ou qui est allée au musée après l’une de mes stories, je peux vous jurer que ça fait chaud au cœur.

Combien de temps en moyenne cela te prend de préparer une Minute Culture ?

2 jours ! C’est long mais c’est nécessaire.
Je fais beaucoup de recherches car, si je traine souvent dans les musées et les conférences, je n’ai pas de formation en art à proprement parler, il faut donc prendre le temps de croiser les infos et de trouver des sources qualifiées. Ensuite, il y a le travail d’écriture, il faut produire un récit qui a du sens, qui est facile à lire, drôle si possible. Une fois que j’ai un scénario qui tient la route, je passe à la recherche iconographique, puis à la production visuelle à proprement parler.

Tu as lancé la Minute Culture en février 2019, tu as aujourd’hui 37K d’abonnés (WOW) ! Comment expliques-tu ce succès ?

D’abord, je pense que j’ai réussi à exploiter les possibilités d’Instagram pour créer quelque chose de différent et qui vient remplir un besoin chez les utilisateurs.

Ensuite, j’ai bossé 10 ans dans la communication digitale : d’une part, je sais « storyteller » un projet (comme ici), d’autre part j’ai un bon réseau sur Twitter, LinkedIn, etc. de personnes qui m’ont soutenue dans cette démarche et qui ont relayé mon initiative – merci à eux !

Sur les conseils d’un ami, j’ai également accompagné le lancement du compte d’un communiqué de presse. Il a suffi de quelques parutions dans des médias affinitaires comme Konbini ou L’ADN pour que la sauce prenne.

Enfin, depuis le lancement, même si ma présence n’est pas incarnée, j’essaie de garder un lien avec les gens qui me suivent. J’ai d’ailleurs du mal à dire « followers » pour en parler, ce sont des personnes avant toute chose. Je réponds au maximum aux messages et aux commentaires, et puis on a rendez-vous tous les lundis, c’est devenu une habitude et ça fonctionne.

Céci

Céci

« Collectionneuse de diplômes en tout genre et licorne loveuse »

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breizh66
Invité
breizh66

De la culture accessible à tous, trop bien ! Information à partager sans modération.